Petite femme


Le 8 mars comme chaque année, le monde célèbre les femmes. C’est aussi un jour pour le monde de réfléchir à des moyens pour promouvoir l’équilibre entre les sexes et créer un environnement où les femmes et les filles peuvent utiliser leur potentiel pour créer des solutions pour elles-mêmes et pour la société.

A cette occasion, Faces2Hearts nous a mis au défi de raconter l’histoire d’une femme qui a marqué notre voyage. Ce fut un défi difficile pour moi, depuis que j’ai commencé ce voyage, j’ai rencontré des femmes incroyables qui prennent des mesures dans leurs maisons et leurs communautés pour rendre la vie meilleure, des femmes engagées avec un cœur fort.

Même si j’aimerais parler de chacune de ces histoires, il y a une, en particulier, qui m’a le plus touché. Celle d’une petite femme

Kuyo Grâce Olivia n’a que 11 ans et réside actuellement au centre de Cavoequiva à Abidjan en Côte d’Ivoire, un centre qui accueille des petites filles qui ont été exploitées ou harcelées physiquement ou sexuellement à un jeune âge. Ce centre est financé par l’Union européenne, via Save The Children, en tant que partenaire.

« … Puis mon père m’a envoyé au Burkina Faso pour rester avec une de ses sœurs. Je suis restée là pendant 2 ans, n’allant jamais à l’école. Il m’a ensuite ramené en Côte d’Ivoire et m’a emmené chez sa deuxième femme. Elle m’a tellement maltraitée, elle me battait souvent et son fils faisait de même. Plus tard, j’ai décidé de m’échapper …  »

« Quand je suis arrivée au centre, l’oncle N’Diouf m’a assuré que j’étais en sécurité ici, que je faisais maintenant partie d’une grande famille. Je m’y sens vraiment bien. J’apprends à lire, à écrire, à chanter et à dessiner.  »

Ici, les filles sont également formées sur leurs droits

Grâce m’a raconté sa dure expérience à un si jeune âge, et je dois admettre que c’était difficile d’imaginer ce qu’elle a pu endurer mais elle est toujours une petite fille remarquable. Elle se classe déjà la meilleure dans ses cours de lecture et d’écriture.

J’étais curieux de lui demander ce qu’était son rêve. Elle me répondit avec un grand sourire : « Je veux devenir médecin quand je serai grande ». Je pouvais lire dans ses yeux comme elle croyait en son rêve.

Pour moi, Grâce représente ces filles qui, à cause de raisons culturelles ou de leur situation sociale, se voient refuser leurs droits primaires en tant qu’êtres humains, mais se voient également refuser la possibilité de devenir des femmes dont la société a besoin. Elle est aussi un signe d’espoir que des institutions telles que l’Union européenne et ses partenaires prennent des initiatives comme celle-ci pour restaurer un environnement garantissant le retour des droits des filles et des femmes victimes de violence et de harcèlement.

JOYEUSE JOURNÉE DE LA FEMME (TARDIVE) !!

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