Le retour dans la société


Bonjour de la terre du cacao!

Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire est une ville en voie de développement et un grand nombre de familles migrent des régions rurales vers cette ville. Les enfants de ces familles, vivant dans de mauvaises conditions de vie, sont très vulnérables à l’exclusion sociale et un certain nombre d’entre eux sont dans une situation de manque d’éducation et de conflit social.

La Fondation Amigo Côte d’Ivoire, financée par l’Union européenne, a créé un foyer pour ces enfants : le Centre Amigo Doumé. Les jeunes y restent pendant une période de deux ans et y apprennent soit la menuiserie, la forge ou l’agriculture, selon leurs choix et leurs intérêts.

Certains des enfants qui viennent à ce centre y sont amenés par leurs parents, après s’être rendu compte qu’ils se sont investis dans de mauvaises manières. D’autres sont amenés par la police après avoir été reconnus coupables de crimes tels que le trafic de drogue. Il y en a aussi quelques-uns qui se présentent simplement après s’être rendu compte qu’ils pouvaient bénéficier du centre.

Actuellement, le centre accueille 64 enfants (61 garçons et 3 filles) et 27 y sont hébergés en permanence. « Au début, je n’aimais pas venir ici. Mais au fil du temps, nous apprenons beaucoup de choses et j’ai enfin pu créer mon premier objet, avec mes mains. Depuis lors, je me sens très motivé pour continuer à venir. J’aime ce que nous apprenons et tous les jours je me lève tôt le matin et je viens ici avec l’envie d’apprendre et de travailler plus » dit Jean Jacques, un des enfants du centre.

Les enfants en deuxième année sont en mesure de travailler sur les commandes de clients de l’extérieur du centre

 

En dehors de l’apprentissage de ces métiers, les enfants ont des activités parascolaires telles que des cours de culture où ils apprennent différentes manières de culture de différentes tribus en Côte d’Ivoire. « La plupart de ces enfants ont été complètement séparés de leurs communautés et connaissent à peine leurs dialectes locaux. Ce programme les aide à réintégrer la société « , explique le père Vincent, directeur du centre. Après que le programme de 2 ans soit terminé et qu’un enfant soit diplômé, le centre continue de suivre leur performance dans le monde extérieur, et s’assure qu’ils ne sont pas laissés seuls.

Père Vincent, le directeur du Centre Amigo Doumé
Enfants dans une session de cours de danse culturelle
Chaque jour, les enfants ont une heure de lecture, d’écriture et de connaissances générales

Une chose que j’ai personnellement trouvée spéciale à propos de ce centre est qu’il cherche aussi à garder les parents connectés et responsables de leurs enfants. Par exemple, avant que le centre n’offre un soutien supplémentaire à l’enfant, tel qu’un traitement médical, on demande d’abord à ses parents de le faire, et le centre n’intervient qu’une fois qu’il a été identifié que les parents sont incapables de le faire. Pour les enfants qui ont été séparés socialement de leurs parents, le centre a également pour mission de renforcer leurs relations à travers des rencontres régulières avec chacun d’entre eux.

Tableau d’honneur: Les enfants ayant les meilleures performances sont reconnus et récompensés

C’était une chouette après-midi passée dans ce centre. Après un délicieux déjeuner avec tous les enfants, j’ai eu la chance de discuter avec quelques-uns et d’apprendre qu’ils ont déjà pleins de rêves pour leur avenir. Découvrez quelques-uns de leurs témoignages ici:

 

 

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